Les sites de musique communautaire : une alternative pour tous

Le communautaire, un scénario gagnant-gagnant… ou pas

Les labels de musique communautaire sont depuis quelques années à la mode, attirant un grand nombre de personnes qui désirent investir dans la musique. Mais peut-on vraiment gagner de l’argent en produisant un album à plusieurs ?

Quel est le principe du communautaire ?

Il faut compter entre 50 000 et 70 000 euros pour créer un album. Beaucoup d’artistes qui n’ont aucun contrat avec une major doivent trouver cet argent par leurs propres moyens. Les banques sont frileuses pour prêter cet argent car elles ne sont pas sûres d’avoir un retour sur investissement. Alors comment trouver ce financement ? Les labels communautaires sont nés il y a plusieurs années. La pratique consiste à solliciter les internautes pour qu’ils financent les artistes proposés à la production. Après avoir fait leur choix sur le chanteur en fonction de leurs préférences, ils misent une certaine somme d’argent et reçoivent en échange un pourcentage des bénéfices proportionnel à leur investissement. L’idée est séduisante mais pas sans risque : il faut que l’album se vende bien pour avoir un retour sur investissement. Au minimum 100 000 albums vendus pour un réel profit, ce qui n’est pas gagné d’avance.

La production dans le milieu de la musique communautaire

Beaucoup d’appelés mais peu d’élus

De nombreux artistes veulent être connus et reconnus mais tous n’y parviennent pas. Irma et Grégoire sont deux chanteurs qui ont acquis une grande notoriété grâce au site My Major Company, une plateforme communautaire devenue célèbre depuis lors. Ainsi, en 2008, Irma a recueilli les 70 000 euros nécessaires pour enregistrer son premier album en à peine 48 heures. Le succès a été immédiat notamment avec sa chanson I know. Grégoire a connu lui aussi une réussite semblable. Son premier album s’est écoulé à un million d’exemplaires, pour le plus grand bonheur de ses investisseurs. Mais ces deux chanteurs sont des exceptions qui confirment la règle, l’arbre qui cache la forêt, car percer dans ce milieu n’est pas simple. Le label musical communautaire Spidart en a fait les frais, lui qui a été mis en liquidation judiciaire en 2010. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres…

Aucun investissement quel qu’il soit n’est jamais vraiment sûr. Le plaisir que l’on éprouve à écouter un album n’est pas un gage de réussite. Il est important d’en avoir conscience lorsqu’on veut se lancer comme investisseur dans le communautaire. Sinon la désillusion peut être grande…

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