cover de l'album Fonetiq Flowers de Lo'Jo

Lo’Jo sort un nouvel album Fonetiq Flowers sur des ambiances tziganes

Avant leur concert au Café de la Danse à Paris le 17 novembre 2017, retrouvons Lo’Jo dans leur nouvel album Fonetiq Flowers. Il est sorti le 1er septembre dans les bacs chez Pias.

On écoute parfois d’une oreille distraite un ami de toujours, croyant deviner à l’avance ses paroles à venir. Parfois on achète parfois sans le lire le dernier livre d’un auteur installé qui avait pourtant durablement secoué notre adolescence. On oublie que les gens évoluent, progressent, changent, se rebiffent, vivent. Ou encore, on oublie que l’existence n’est souvent qu’une succession de renaissances. Ce Fonetiq Flowers nous rafraîchit soudainement la mémoire, car le groupe Lo’Jo y donne l’impression d’éclore à nouveau.

photo des membres du group Lo'Jo façon panneau

© Fabien Tijou

Une carrière riche d’une quinzaine d’albums pour Lo’Jo

Après plus d’une quinzaine d’albums enregistrés depuis le début des années 80, des centaines de concerts sur tous les continents, des collaborations prestigieuses (Robert Plant, Tinariwen, Robert Wyatt, Archie Shepp…) et une aura que plus grand monde ne songerait à contester, le groupe angevin réécrit l’histoire. Ou presque.

On retrouve bien entendu ici ou là les grands marqueurs de l’esthétique de l’orchestre emmené par Denis Péan, mais un souffle inédit traverse bel et bien ces treize titres enregistrés aux quatre coins du monde (Austin, Lafayette, Séoul, Tbilissi, Cotonou, Paris et Bamako). Paradoxalement, c’est pourtant probablement leur disque le moins « ethnique » malgré la présence d’un kayagum coréen, d’un panduri géorgien, d’un daf iranien, d’un rik ou d’un oud, et certainement le plus électroacoustique de leur discographie.

Peut-être parce que le groupe a invité le touche-à-tout Albin de La Simone à venir ajouter des couleurs avec ses claviers hétéroclites ? Ou peut-être parce que Lo’Jo y a simplement osé de nouvelles envies qui le taraudait depuis longtemps ? Qui aurait par exemple imaginé un jour entendre un duo avec le rappeur du groupe suisse Puts Marie (sur le titre « Noisy Flower ») ?

Photo de groupe de Lo'Jo

©Fabien Tijou

L’album Fonetiq Flowers

Dansons donc sur une valse brinquebalante rythmée par un chœur d’enfants (« Chabalaï »), retrouvons nos amours de jeunesse avec « Fonetiq ». Retenons notre souffle sur le magistral « J’allais ». Hurlons à pleins poumons « I will give you a wish » avec les sœurs Nid El Mourid (« Tu Neiges »). Explorons les tréfonds de nos âmes en nous accrochant à la trompette d’Erik Truffaz (« Stranjer Than Stranjer »). Éteignons la lumière sur le bouleversant instrumental final, « Figurine ». C’est ce que n’aurait sans doute pas renié Fred Frith ou Brian Eno.

Le clip vidéo du titre « Café des immortels » est disponible depuis le 04 septembre. On y retrouve les chevaux du théâtre équestre Zingaro.

Voici le clip de Lo’Jo « Café des immortels » :

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